Live-Report: Muse@AccorHotels Arena, 01/03/2016

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Le grand jour que j’attendais depuis le mois de Septembre est enfin arrivé! C’est hier soir que j’ai eu l’occasion de voir pour la 4ème fois en 6 ans l’un de mes groupes chouchous: les British de Muse, pour leur 4ème soirée à l’AccorHotels Arena. En effet, la bande à Matthew Bellamy a élu résidence dans la grande arène parisienne depuis vendredi dernier et ils ne la quitteront que ce vendredi, après y avoir assuré 6 concerts complets les 26, 27, 29 Février et 1er, 3 et 4 Mars, tout ça dans le cadre de leur Drones World Tour!

Arrivé devant l’arène parisienne aux alentours de 15h30, il m’a fallu passer deux contrôles et une barrière avant de pouvoir découvrir la scène: un contrôle aux alentours de 17h40, puis l’attente devant l’entrée jusqu’à 17h55 avant de finalement découvrir les lieux vers 18h10. Une fois ma place trouvée (Gradin U rang 12 place 29), voici la vue que j’avais:12784372_10208519023282885_1265293203_n

Comme prévu, c’est à 20h pile qu’arrive la 1ère partie. Ce soir ce sont les New-Yorkais de Phantogram qui assurent le show accompagnés de leur musiciens et de leurs sonorités pop-rock et électro. Sarah, Joshua et leurs amis joueront pendant 45 minutes un set plein de talent mais un peu soporifique sur la longueur… Un problème qui m’a fait me poser la question suivante: est-ce que l’AccorHotels Arena n’était pas une scène trop grande pour un groupe comme eux? Néanmoins je retiens les énormes performances de Black Out Days et Howlin’ At The Moon, mes 2 titres favoris du groupe.

Une fois leur sortie de scène vers 20h45, on nous annonce 30 minutes d’entracte… qui durera en réalité quasi 40! C’est vers 21h20 que résonne la BO de Straight Outta Compton, musique signalant l’arrivée imminente du groupe. D’ailleurs, on voit arriver les soldats du clip de Revolt. Parmi eux se cachent Matt Bellamy, Chris Wolstenholme , Dominic Howard et Morgan Nicholls déguisés. Puis ces fameux soldats quittent la scène et les lumières s’éteignent!

C’est parti pour un show de folie, qui démarre au son de la piste finale du dernier album de Muse: Drones. Les petites boules blanches accrochées au dessus de la scène commencent lentement à descendre avant de s’allumer. Le public n’en peut plus d’attendre ses idoles. À la fin du morceau, je vois le monte-charge juste en face de moi amener sur scène Chris! Et c’est parti pour le « vrai » show!

Et histoire de mettre le feu dès le départ, Muse enclenche sans surprise Psycho. Le public devient dingue: ça chante, ça danse, tout Bercy est debout et crie en choeur sous les ordres du sergent qui apparaît périodiquement sur les écrans.

Après un magnifique « Bonsoir Paris! Number 4! » de la part de Matt Bellamy, Muse passe à Dead Inside avant de revenir à du plus rock en enchaînant Interlude et Hysteria. Le public est en osmose et le groupe a visiblement l’air très heureux d’être là. Matt n’hésite d’ailleurs pas à rendre hommage à ACDC à la fin du morceau en jouant le solo de Back In Black!

C’est alors qu’arrive la 1ère surprise de la soirée: Butterflies&Hurricanes. Ce titre extrait de l’album Absolution (2003) n’avait plus fait d’apparition en live depuis le 12 Avril 2014 et leur concert au Festival Coachella. Inutile de dire que l’ambiance était électrique à souhait! Un retour qui fait bien plaisir! On a même eu droit à une version légèrement plus longue après que Matt semble avoir eu un problème de piano.

Après ce titre, Matt et Chris quittent la scène et laissent Dom et Morgan seuls pour Isolated System. J’adore cet instrumental, et niveau visuel c’est également magique! Le groupe se retrouve ensuite au complet pour interpréter le puissant The Handler, avec sur les écrans un marionnettiste géant qui essaye (sans succès) de prendre le contrôle de Matt et Chris.

Petit moment de flottement ensuite puisque le guitare tech de Matt semble lui avoir donné la mauvaise guitare! On voit Matt discuter avec ses deux compères avant de retourner voir le roadie pour obtenir la bonne guitare afin de pouvoir interpréter Map Of The Problematique, un titre que je n’avais plus entendu en live depuis 6 ans! J’étais super heureux de l’avoir! À la fin du titre, Matt nous a interpréter le riff de Maggie’s Farm de Rage Against The Machine ainsi que celui de Who Knows Who, un duo Face B entre Muse et The Streets daté de 2009!

Et les hommages ne s’arrêtent pas là puisque le charismatique leader enclenche quelques notes de Voodoo Child de Jimi Hendrix avant de partir sur Supermassive Black Hole. Les drones reviennent sur ce titre et tournent autour de la scène pendant que Muse joue. Côté public c’est toujours l’hystérie générale, et ça n’est pas fini. Muse nous laissent un temps de répit très court sur Prelude avant de partir sur leur plus gros tube: Starlight! Ils font chanter tout Bercy et leur offrent en guise de remerciement de gigantesques ballons noirs remplis de pailettes, que Chris et Dom s’amuseront à exploser avec leurs instruments, pour le plus grand bonheur des Musers.

Alors qu’on s’attendait à une chanson au piano, les Anglais zappent cette case et enchaînent directement avec Munich Jam, le riff basse-batterie officielle de cette tournée. Suivra ensuite le calme Madness plutôt bien accueilli par la foule.

C’est là que Muse sort la 2ème surprise de leur sac en nous offrant la balade d’Absolution en live: Blackout. Le morceau fait sa 1ère apparition depuis le 20 Octobre 2013 à Mexico, et fait pleurer le public. Seul déception: comme sur le 2nd Law Tour, Matt abandonne la guitare pour laisser Chris le remplacer, mais bon c’était assez énorme quand même.

Petit moment de recueillement ensuite puisque l’ex-président américain Kennedy fait son apparition sur les écrans! Vous aurez compris que résonne alors JFK. Pour la suite, et comme la veille, Muse nous offre le démentiellement puissant Reapers. Un hommage aux membres de Muse France, qui avaient prévu pour cette date un projet annulé par l’état d’urgence nommé Here Come The Drones (Paroles de cette chanson)? Possible! Viendra ensuite Time Is Running Out, à la fin duquel Matt rendra hommage à Led Zeppelin en jouant quelques notes de Heartbreaker.

Il est temps ensuite de lancer le soulèvement, et quoi de mieux pour ça qu’Uprising? Le public chante, danse et tape des mains sous les ordres de Matt, qui n’hésite pas comme tous les soirs à glisser un petit « They will not con-Fucking-Trol us » au 2ème refrain.

C’est à ce moment là que Muse enclenche mon morceau préféré de DronesMercy. Pas de confettis ce soir, mais un Matt très taquin qui n’hésite pas à lancer une grande partie des médiators accrochés à son micro dans la fosse avant d’éclater de rire. Et puisqu’ils faut bien une petite pause, Muse nous offre la masterpiece The Globalist suivie de la reprise de Drones. En plein milieu du titre, ce n’est pas 1 mais bien 2 drones géants en forme de navette spatiale qui survolent l’AccorHotels Arena, pendant que les drones en boule blanches dansent sur Drones.

Après 2 minutes environ plongées dans le noir, le rappel démarre avec une immense surprise: Take A Bow. Ce titre, extrait de l’album Black Holes And Revelations (2006) n’avait plus été jouée depuis le 24 Mai 2011 à Kiev. On restera d’ailleurs sur cet album pour le grand final et l’excellent Knights Of Cydonia, qui ce soir sera ponctué des fameux confettis censés exploser sur Mercy tout en étant toujours accompagné de l’hommage à Ennio Morricone: l’Homme À L’Harmonica.

Après ce final en apothéose, les trois membres de Muse font le tour de la scène. Chris lance des médiators dans la fosse et Dom ses baguettes (1 de chaque côté ouvert) avant de nous lancer en anglais « Merci encore Paris! Merci beaucoup! Nous vous aimons, encore et encore! Salut, bonne nuit!« . Puis il quitte la scène en dernier en allant serrer la main des fans à la barrière sur le chemin…

Une chose est sûre, Muse vient de frapper très fort dans l’esprit de ses fans français, et j’attends avec impatience leur prochain passage à Paris. Alors profitez-bien ceux qui iront à Bercy demain (03/03) et Vendredi, et pour les autres Muse sera de passage à Garorock le 30 Juin et à Nîmes le 18 Juillet.

La setlist du concert d’hier:12784372_10208519023282885_1265293203_n

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